Réservé aux abonnés
Les dossiers de la Fédé

Yorick Berger : entre le Pups et le Peps

Titulaire à Paris, Yorick Berger est à l’origine d’un programme de formation des officinaux aux gestes de premiers secours intitulé Pups. Il est également président du Peps, un cercle de réflexion pour les acteurs de la chaîne du médicament.

Par FSPF

•

10 novembre 2020

Partager
© Frédérique Toulet

Yorick Berger a effectué ses études à la faculté de pharmacie de Reims, dont il est sorti diplômé en 2001. Après une première partie de carrière dans l’industrie pharmaceutique, chez Arkopharma puis chez Biocodex, il s’oriente vers l’officine au moment de la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST). « Cette loi a ouvert la voie au pharmacien pour qu’il devienne un acteur de santé à part entière, et plus seulement un passeur de boîtes », estime-t-il.

En 2010, il s’installe dans le 13e arrondissement de Paris et adhère dans la foulée à la chambre syndicale des pharmaciens du département (FSPF 75). « J’avais beaucoup d’amis dans le syndicat et cela me paraissait intéressant de m’y investir car, à mon sens, les propositions doivent venir du terrain. C’est à nous d’imaginer notre métier et de faire en sorte qu’il soit en phase avec les besoins des patients. » Pour lui, les pharmacies ont toute la légitimité pour être des lieux de prévention, mais aussi des guichets pour la prise en charge des premiers soins.

Un label « premiers secours »

Fort de ses convictions, il s’intéresse à l’idée de premiers secours à l’officine. « Avec les membres de la chambre syndicale, nous sommes partis du constat que dès qu’un patient a une question ou un problème de santé, il vient à la pharmacie, y compris en cas d’urgence, pour une chute de trottinette ou de vélo, explique Yorick Berger. Or les pharmaciens ne sont pas assez préparés pour l’urgence. »

Avec ses collègues du syndicat départemental, il a donc conclu un partenariat avec Les transmetteurs, une association de médecins urgentistes à la retraite, pour former les confrères aux gestes de premiers secours. C’est ainsi qu’est né le programme Pups (Pharmacie urgence premiers secours), lancé le 30 mai 2018 par la chambre syndicale des pharmaciens de Paris et qui vise à labelliser des officines dont les équipes sont formées à ces gestes.

Une formation de deux heures est prévue pour aborder les principales urgences qui peuvent arriver à l’officine, complétée par une session en e-learning. « Elle est actuellement en cours de validation par une société savante. Nous voulons proposer aux pharmaciens de s’appuyer sur un arbre décisionnel pour l’accueil et l’orientation du patient », indique Yorick Berger. Pour lui, « le principe n’est pas de dire que les pharmaciens vont révolutionner les urgences, mais qu’ils peuvent être un point essentiel pour leur gestion ».

Cercle de réflexion

Outre son action à la chambre syndicale, le titulaire parisien est également président du Peps (Pharmaciens et partenaires pour la santé), un think-tank qui réunit des acteurs de la chaîne du médicament. Pendant deux ans, le Peps a, par exemple, organisé des conférences sur le thème de la transition énergétique, avec des intervenants issus de différents secteurs comme celui de l’industrie automobile, la géographie, ou encore l’énergie.

« L’une des conclusions était que la transition énergétique peinait à se mettre en place par un manque de confiance des citoyens dans cette transformation », souligne-t-il. Le prochain chantier du Peps ? « Une réflexion sur la notion de confiance, mais cette fois dans le domaine de la santé », confie Yorick Berger.

Envie de lire la suite ?

L’accès à cet article est réservé aux abonnés. Abonnez-vous pour accéder à tout ce que publie Le Pharmacien de France.

  • Enjeux, interviews et dossiers
  • Fiches conseil pratiques
  • Magazine en version numérique
  • Newsletter premium
Partager

Recevez la newsletter L’hebdo

Chaque semaine, allez à l’essentiel : actualité professionnelle, scientifique et entrepreneuriale.

À lire aussi