Où sont les arrêtés ?
La FSPF réclame les arrêtés ministériels indispensables à la substitution des biosimilaires pour lesquels l'ANSM a rendu un avis positif.
7 février 2025
Entre septembre et décembre 2024, l’ANSM a rendu les avis attendus sur la substitution de 11 groupes biosimilaires déjà commercialisés. Sous certaines conditions, elle ne s’oppose pas à la substitution par le pharmacien pour ranibizumab (Lucentis), aflibercept (Eylea), adalimumab (Humira), étanercept (Enbrel), téripartide (Forsteo), follitropine alfa (Gonal-f), époétine (Eprex) et énoxaparine (Lovenox), mais l’exclut pour les insulines asparte (Novorapid), glargine (Lantus) et lispro (Humalog). Pour que la substitution soit autorisée, des arrêtés ministériels sont nécessaires. À ce jour, un seul a été publié au Journal officiel du 3 novembre dernier et concerne le groupe du ranibizumab.
La FSPF demande au ministère de la Santé de publier au plus vite les arrêtés pour les groupes visés, y compris ceux des insulines, l’avis de l’ANSM n’étant pas, à son sens, contraignant. « D’autant que le ministère se retrouve dans une situation particulière. Le comité scientifique temporaire (CST), mis sur pied par l’ANSM pour évaluer les conditions de mise en œuvre de la substitution dans ces groupes biosimilaires, a donné un avis positif concernant les insulines, en y associant des restrictions chez l’enfant et la femme enceinte. Mais l’agence a, pour sa part, rendu un avis négatif », explique Philippe Besset, président de la FSPF. Le syndicat rappelle en outre que, depuis le 1er janvier 2025, la règle veut que deux ans après commercialisation, sauf avis contraire de l’ANSM, tout biosimilaire devient substituable… à condition de faire l’objet d’un arrêté ministériel.